J'avais commencé à écrire, quelque chose. Et puis il a fallu qu'on discute de nous, on en revient toujours là, de toutes façons. Mais ce n'est pas un mal. On s'aime, tant pis pour vous, c'est comme ça.
Vous, vous ne le savez pas, vous ne le voyez pas, vous dites "Elle est trop machin, je peux pas me la sentir." ou alors "Elle, elle est trop sympa, je l'adore trop."
Oui parce que le mot "trop", c'est la nouvelle virgule de la langue française.
Mais vous ne comprenez même pas le sens des mots que vous employez.
Je n'ai pas l'intention de vous dire quelque chose de grand, d'immensément intelligent ni quoi que ce soit qui puisse vous transcender. Je vais suivre son R.A.F. mode de vie. Au moins pour ces quelques lignes. En voilà, une bonne chose, emmerder le monde juste grâce à cette facette de la pierre. Brute.
Ca n'a pas de sens, tout ça. Je m'en sers pour cracher les rides de l'intérieur. Ce n'est pas vrai, je n'écris pas. Non, je ne devrais pas écrire, parce que ce que j'écris se fane. Pire que les coquelicots.
C'est un grand jeu qui se joue autour de nos petites personnes brillantes. Je vous montre un pan de personnage, derrière ce rideau. Juste un morceau de peau. Puis, un peu plus, jusqu'à ce que vous voyez (ou vous croyez voir) le personnage entier.
Alors, contents, fiers de votre lucidité, le personnage découvert, vous pensez me connaître.
Mais vous n'avez pas pensé encore à l'étendue du nombre de personnages qui attendent de jouer sur la scène, cachés derrière ce lourd rideau de velour rouge.
Gageons que vous soyez patients.
Pulcherrimum opus est etiam inuitos nolentesque seruare.
La plus belle oeuvre, c'est de sauver même ceux qui ne le désirent pas, malgré eux.
De beneficiis, II, XIV.
.Sénèque